Judo-Club Peymeinade : site officiel du club de judo de PEYMEINADE - clubeo

Généralités

 

 

 

 

 

I. Le salut:

 

 


Il existe deux types de saluts que l'on utilise à chaque fois que l'on travaille avec un partenaire (techniques, kata, randori) ou avec un adversaire (compétitions, shiaï).

Le ritsureï :
C'est le salut debout que l'on fait pieds joints, en inclinant le buste et la tête en glissant les mains le long du corps sur le côté chez les garçons, sur l'avant chez les filles.


Le zareï :
C'est le salut au sol que l'on fait en descendant d'abord la jambe gauche puis la jambe droite pour s'incliner. On se redresse en levant d'abord la jambe droite puis la jambe gauche.

 

 

 

 

 

II. La tenue:

 

 


La tenue dans nos activités est composée du judogi (kimono).
A l'origine les kimono étaient tous blancs afin de symboliser l'unité et l'égalité des judoka.
Depuis la médiatisation du judo, des judogi bleus ont fait leur apparition pour faciliter la lecture du combat par le grand public et par l'arbitre.

La tenue est complétée par la ceinture correspondant au grade du judoka.

 

 

 

 

III. Les rôles:

 

 


Les rôles sont très simplement attribués dans nos disciplines:

Tori:
C'est celui qui fait la technique.
Son but est de contrôler son partenaire.
Il engage ses techniques dans un but d'efficacité maximum.

Uke:
C'est celui qui subit la technique.
Son but est de réagir de la manière la plus réaliste possible afin de permettre à tori de faire un travail utile.
Cela nécessite une parfaite connaissance de son corps afin de chuter dans de bonnes conditions et d'abandonner lorsqu' arrive la douleur sur une clé ou un étranglement.

 

 

 

 

IV. L'esprit:

 


L'esprit de nos pratiques est représenté par le terme suivant :

SHIN-GI-TAI

Shin représente l'esprit, gi représente la technique et taï représente le corps.
Il existe aussi deux principes importants véhiculés par Jigoro Kano à savoir l'entraide et prospérité mutuelle ainsi que le meilleur emploi de l'énergie.
Entraide et prospérité mutuelle signifie que les progrès individuels ne passent que par une coopération avec les autres.
Le partenaire est nécessaire pour travailler dans de bonnes conditions et progresser.

 

 

 

 

Entraînement:

 

 

 

 

I. L'échauffement:

 

 


Je vais aborder maintenant des points plus précis pour que vous compreniez vraiment le sens d'un échauffement qui peut souvent apparaître comme rébarbatif.
En effet, selon moi, il faut en comprendre le but pour s'impliquer.
L'échauffement d'une séance de judo/jujitsu peut être mené de différentes manières.
Il peut être ciblé sur le thème de la séance, il peut être général ou chercher à développer une qualité physique chez le pratiquant.

Un échauffement aura plusieurs impacts:

Sur le plan physiologique:
On recherche principalement l'élévation de la température, car ce changement thermique va avoir plusieurs conséquences sur le corps.
Cela permet d'activer les filières énergétiques afin de fournir l'énergie nécessaire aux muscles durant l'exercice.
Les mouvements articulaires se feront plus facilement car les contraintes des mouvements seront mieux réparties et mieux amorties.
Les muscles seront préparés à la contraction et à l'étirement.
Cela permet d'augmenter la fréquence respiratoire pour fournir l'oxygène nécessaire à la "respiration" musculaire.

Sur le plan psychologique:
Il favorise la concentration, notamment chez les compétiteurs chez qui la préparation mentale est importante (un chapitre sera d'ailleurs consacré à la préparation mentale).
L'échauffement permet de s'adapter au milieu, de prendre des repères, de s'adapter au climat.

L'échauffement est composé de trois parties pour les compétiteurs :
Echauffement général, étirements et échauffement spécifique.

Quelques conseils:
Plus l'activité est intense, plus l'échauffement doit être long et progressif.
Plus on avance en âge, plus l'échauffement doit être long.
Plus il fait froid, plus l'échauffement est long même si ce dernier aspect concerne moins le judo sauf dans le cadre de la préparation physique.

 

 

 

II. Le corps de séance:

 

 


Le corps de séance est déterminé par l'éducateur selon les objectifs du moment.
Cela peut être un objectif d'apprentissage technique, de préparation à un passage de grade ou encore à une compétition.

Le corps de séance peut être composé de plusieurs types d'exercices traditionnels que nous reverrons dans le chapitre "les exercices et les fondamentaux du judo".

 

 

 

 

III. L'étirement:

 

 


Un point assez complexe maintenant : les étirements.
Il faut savoir que les étirements ne doivent pas être les mêmes que ce soit après l'entraînement, pour améliorer sa souplesse ou pour se préparer avant de combattre lors d'un tournoi.

Les étirements ont pour but d'améliorer la souplesse, préparer les muscles avant l'activité et récupérer après l'activité.

Il ne faut en tout cas pas s'étirer à froid car l'échauffement améliore les capacités d'étirement.
Plus les muscles sont fatigués, plus les tensions musculaires sont importantes d'où l'importance de laisser une période régulière pour la récupération afin d'être performant.

Effets de la souplesse sur la performance:
Un muscle souple va augmenter plus rapidement sa force maximale, et il exprime plus de puissance.
Un muscle souple se contracte plus rapidement.
Un muscle souple est plus endurant car il montre moins de résistance aux mouvements.
Un muscle souple réduit le risque de blessures.

Etirements pour se préparer à l'activité:
Actif-dynamique en contractant le muscle que l'on étire pendant 5 secondes pour aligner les fibres de collagènes.
Actifs pour exciter le système nerveux en faisant des talons / fesses, genoux / poitrine.

Etirements pour améliorer la souplesse:
On peut utiliser la méthode des étirements passifs en se positionnant à l'amplitude maximale pendant 10 secondes avant d'augmenter un petit peu l'amplitude pour maintenir 30 secondes.
Il faut répéter ces étirements trois fois.

On peut utiliser la méthode du contracté / relâché / étiré en contractant le muscle 2 secondes avant de reprendre la méthode des étirements passifs.

On peut enfin contracter le muscle antagoniste (opposé) pour faciliter l'étirement du muscle visé.

Etirements dans un but de récupération:
Les étirements en fin de séance ont pour but de redonner mécaniquement la longueur initiale du muscle en l'étirant pendant 15 secondes et en répétant ces étirements trois fois.
Ils ont aussi pour but un effet analgésiant afin d'éviter les courbatures.

 

 

 

Exercices et fondamentaux:

 

 

 

I. Les exercices traditionnels:

 

 


Tandoku renshu:
C'est la répétition dans le vide de la technique. On l'appelle souvent "le combat contre l'ombre". Cet exercice a pour but d'améliorer la coordination lors de phases techniques complexes, en améliorant la forme de corps.

Uchi komi:
C'est un exercice qui consiste à entrer dans le mouvement, c'est la phase qui correspond à la préparation (tsukuri) et au déséquilibre (kuzushi). Il n'y a pas la projection car le mouvement s'arrête avant. Le but est d'acquérir des automatismes si importants dans nos sports puisqu'ils permettent un gain de temps et une amélioration de la vigilance.
On n'a plus besoin de se concentrer sur la technique.

Nage komi:
C'est le complément de l'uchi-komi. Dans cet exercice on accentue le travail sur la projection elle-même (kake). Cela nécessite une bonne maîtrise des brises-chutes de la part de uke car si tori rentre le mouvement avec le plus de souplesse possible, il va accélérer pour projeter avec puissance.

Yaku soku geiko:
C'est un exercice où l'on cherche à adapter sa forme de corps et ses capacités techniques au déplacement que suit uke. Tori va maintenant exécuter la technique dans son ensemble avec les trois phases. On peut donner des thèmes précis aux yaku-soku-geiko.

Kakari geiko:
C'est un système d'attaques / défenses dans lequel tori attaque sans appréhension et uke cherche uniquement à défendre par ses qualités de déplacements, par des contres. Tori va développer son sens de l'attaque et uke celui de la défense.

Randori:
C'est le combat avec opposition modérée. En effet, il ne faut pas confondre le shiaï dont le but est de gagner avec le randori dont le but est de progresser et de mettre en place son bagage technique. Donc si on met une opposition démesurée de peur de chuter ou de perdre, c'est un grave contre-sens. Si on veut progresser, on doit accepter la chute !

Shiai:

Il s'agit cette fois ci de combat comme en compétition. Les deux partenaires attaquent et défendent pleinement.

 

 

 

II. Les fondamentaux:

 

 


1. Les positions (shiseï):
                                   Il existe des positions dites naturelles et d'autres dites de défenses:

Shizen hontaï:
                    Position naturelle debout pieds écartés comme la largeur des épaules.

Migi shizentaï:
                    Position naturelle à droite (pied droit un peu avancé).

Hidari shizentaï:
                       Position naturelle à gauche (pied gauche un peu avancé).

Jigo hontaï:
                 Position défensive en fléchissant les articulations, on abaisse son centre de gravité en sortant le ventre vers l'avant (hara).

Migi jigotaï:
                 Position défensive droite (pied droit plus avancé).

Hidari jigotaï:
                   Position défensive gauche (pied gauche plus avancé).

2. Les déplacements (shintaï):
                                           Il existe deux types de marche:

Ayumi-ashi:
                  La marche normale.
                  C'est une marche avec pas alternés comme la marche naturelle de Monsieur tout le monde.

Tsugi-ashi:
                Les pas chassés.
                C'est une marche avec pas glissés, la jambe arrière suit le déplacement de la jambe avant mais sans jamais la dépasser.

Durant l'exécution technique, tori utilise constamment les taï-sabaki. On entend souvent par ce terme la rotation du corps.
Mais ce mot est beaucoup plus large puisqu'il désigne tous les mouvements du corps que fait tori pendant sa technique.

3. Les saisies:
                    Les saisies sont appelées kumi-kata en japonais.
                    Il existe des kumi-kata classiques et d'autres plus libres.

La saisie à droite:
                         La main droite de tori saisit le revers gauche de uke au niveau de sa clavicule avec le pouce à l'intérieur du judogi et les quatre doigts à l'extérieur. La main gauche de tori saisit la manche de uke à différents niveaux selon la technique qu'il s'apprête à faire.

Attention !!!
                  La prise de manche est bien codifiée puisque la prise pistolet et la prise avec les doigts à l'intérieur de la manche sont sanctionnées d'un shido pour saisies illégales.

La saisie à gauche:
                           Elle consiste tout simplement en un changement des positions expliquées ci-dessus. Les saisies plus libres sont plus souvent employées en compétition car elles permettent l'utilisation de techniques moins orthodoxes. On peut par exemple saisir en croisant ou en ayant les deux mains du même côté du kimono.

Attention !!!
Les règles d'arbitrage stipulent que les saisies croisées doivent être maintenues au maximum pendant 5 secondes sans attaquer sinon on est sanctionné d'un shido (koka pour l'adversaire).

4. Les trois phases:
                           Les techniques, que se soit en judo ou en jujitsu, se déroulent en trois parties. Ces trois  parties sont indissociables dans la pratique mais peuvent être travaillées séparément dans les exercices traditionnels que nous avons vu auparavant.

Le tsukuri:
               Il s'agit de la phase de préparation préalable à toutes les techniques. Tori va se placer en fonction de la technique choisie, soit en provoquant cette position, soit en sacrifiant son propre poids de corps lors d'une technique de sacrifice.

Le kuzushi:
                Il s'agit de la phase de déséquilibre sur laquelle les éducateurs se focalisent. Le but est de placer le partenaire afin qu'il ne puisse plus éviter la technique. Le déséquilibre peut se faire dans huit directions (aussi bien sur l'avant que sur l'arrière ou sur le côté). Généralement, les déséquilibres vers l'avant ont pour but de placer tori sous le centre de gravité de uke en élevant uke, alors que les déséquilibres vers l'arrière ont pour but de fixer uke dans le sol.

Le kake:
            C'est bien sûr la dernière phase de la technique. Elle est préparée par les deux premières. Suite à cette phase de projection, l'arbitre va accorder ou pas un certain nombre de points selon la maîtrise dont a fait preuve tori.

Il faut rechercher l'efficacité des trois phases tsukuri / kuzushi / kake. A terme, il faut essayer de rendre presque imperceptibles les deux premières phases pour exploser dans la dernière. Parfois, selon les techniques, les deux premières phases peuvent changer de position (le kuzushi passe avant le tsukuri). Par contre, et je le répète, ces phases sont présentes dans le judo debout et au sol ; il en va de même pour le jujitsu.

 

 

 

 

Tatami:

 

 

 

 

I. Cérémonial:

 

 


Les quatre coins du dojo ont une signification bien particulière quant aux saluts de début et de fin de cours:

Le joseki:
C'est le coin réservé aux élèves les plus gradés du cours.

Le shimozeki:
C'est le coin réservé aux élèves les moins gradés du cours (l'entrée sur le tatami se fait par le shimoza ou le shimozeki).

Le shimoza.:
C'est le coin réservé aux élèves en face du kamiza (les élèves se placent de telle manière que les plus gradés du cours se trouvent sur la gauche du kamiza).

Le kamiza.:
C'est le coin réservé aux invités d'honneur et aux instructeurs (une photo de Jigoro Kano peut être placée sur le mur correspondant au shomen).

 

 

 

 

II. Tatami:

 

 


Le tatami est le tapis sur lequel on pratique le judo et le jujitsu.
Il est le plus souvent constitué de mousse agglomérée pour assurer un meilleur amorti des pratiquants.

3 zones se distinguent sur le tatami (elles prennent surtout de l'importance lors des tournois et autres compétitions):

La zone de combat est carrée.
C'est sur celle-ci que doivent évoluer les compétiteurs.

La zone de danger est rouge.
Elle est large de 1 mètre et doit entourer la zone de combat.

La zone de sécurité.
Elle entoure la zone de danger et elle assure l'intégrité physique des judoka si par hasard les compétiteurs sortaient de la surface de combat.

Comme les nouvelles règles FIJ et FFJDA le stipulent, la zone de danger n'existe officiellement plus. Cela annule les pénalités et les règles de sortie de tapis qui existaient auparavant. 

 

 
 
 

LIENS UTILES

Fédération Française de Judo:  http://www.ffjudo.com/

Ligue PACA:  http://www.judo-paca.com/

La Télé du Judo:  http://www.judotv.fr/

Techniques de judo:  http://www.judoenlignes.com/entree.html

Vidéos de judo:  http://www.judovision.org/

Site très complet sur le judo et les techniques: http://www.judopourtous.com/

Ippon TV, la télé de la Fédération Internationale: http://134.213.29.25/live/